Lombric 30 mars 2017 (1)

Le 30 mars 2017, en parcourant à vélo la lande du Château avec une amie lonsoise, nous avons vu traversant le chemin carrosable, un lombric (lumbricus terrestris), communément appelé "vers de terre", d'une taille particulièrement impressionnante. Notre premier réflexe fut de nous arrêter et de le regarder évoluer. Personnellement je n'en avait jamais vu qui fasse plus de 30 centimètres. Mais j'étais surtout interpellé par le fait de le trouver à l'extérieur en plein jour, car les lombrics n'aiment pas la luminosité. Je me demandais également comment il allait pouvoir échapper aux roues d'un véhicule qui viendrait à passer par là, en songeant à un tracteur ou un vtt pressé, et encore plus probablement comment il pourrait échapper à un prédateur. Car monsieur ou madame lombirc se trainait lamentablement. Il ne pouvait entrer sous terre, en raison du sol sec et tassé. Finalement, après maints effort, il parvint au bord d'une flaque d'eau dans laquelle il entra, toujours avec une grande lenteur. Lenteur dû à la chaleur, ou, qui sait, à son grand âge. C'est alors que me vint l'idée de le photographier, mais je n'avais pas ce qu'il fallait avec moi. Ma compagne de ballade sortie son téléphone portable et fit un cliché, mais le lombric, retrouvant une terre plus meuble, avait déjà engagé son corps dans la flaque au deux tiers. La prochaine fois je serais plus réactif.

Nous avons estimé la longeur de ce lombric à plus de 70 cm (et en restant mesuré, si je puis dire).

Le lombric creuse des galeries dans le sol et participe ainsi à son aération et à son drainage. Ces petits tunnels facilitent l'installation des racines de nos plantes et leur alimentation en eau. Le ver de terre mélange le sol. Il réduit et apporte au sol en profondeur des éléments présent en surface comme les végétaux morts, d'autre part il remonte du sous-sol des oligo-éléments comme le fer, le souffre, etc... Il ne touchent pas aux racines et aux plantes saines.

ils sont le groupe animal dont la biomasse est la plus importante.
Des recensements montrent généralement que cette abondance est beaucoup plus réduite au sein des parcelles agricoles labourées et monoculturales ou en présence de pesticides. En effet, depuis un siècle, certains terrains sont passés de 2 tonnes de vers de terre à l'hectare à 50 kg ou moins.
Michel Chalvet, GEOB